«C’est aussi fort en moi, sinon plus, raconte-t-elle, les yeux brillants. Dès la première fois que j’ai mis les patins, j’ai senti une sensation de liberté. Quand je joue au hockey, je m’amuse, je ne pense à rien d’autre qu’à mon jeu, qu’à ce qui se passe sur la patinoire. Tout ça m’émerveille encore.»
De 5 à 16 ans, Mélodie Daoust a évolué avec des gars. Depuis trois ans, elle joue en compagnie de filles. À un certain âge, la différence physique devient trop grande pour continuer à pratiquer le hockey avec des gars.
«Il faut être réaliste. Comme j’évolue au centre, il est arrivé un moment où je ne faisais plus le poids avec les gars au point de vue de mon gabarit. Mes 5’5’’ ne sont pas suffisants quand je rencontre des géants dans le coin de la patinoire», rigole-t-elle.
Mélodie ne regrette absolument pas tout ce temps passé avec des gars. Si le fait qu’elle se retrouvait seule dans son vestiaire après les entraînements et les matches lui a fait sentir un certain «retrait» face à l’équipe, elle en retire une belle expérience qu’elle n’oubliera pas.
«Jouer avec des gars pendant toutes ces années m’a appris à recevoir des coups et à être plus prête physiquement. Du côté personnel, je crois que j’ai acquis plus de maturité et de discipline dans ce milieu. Je suis très heureuse d’avoir côtoyé des gars dans tout mon parcours de hockey.»
L’université à l’automneAyant reçu pas moins de 32 invitations d’universités situées notamment aux États-Unis, Mélodie a finalement jeté son dévolu sur l’Université McGill à Montréal. Elle y entreprendra, à l’automne, des études en éducation physique. Elle justifie son choix par le goût d’abord de demeurer près de ses proches et aussi pour la qualité d’enseignement de l’Université McGill et de son équipe de hockey.
«J’aimerais devenir prof d’éducation physique et également entraîneur au hockey. Je ne vois pas le jour où le hockey ne fera plus partie de ma vie.»

