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«Le judo, c’est toute ma vie!»

Isabel Latulippe a trouvé le courage de revenir à la compétition après un arrêt d’un an dû à une sévère commotion cérébrale. Photos: courtoisie

Isabel Latulippe a trouvé le courage de revenir à la compétition après un arrêt d’un an dû à une sévère commotion cérébrale.

Hélène Belzile
Publié le 5 Janvier 2011
Publié le 4 Janvier 2011
Hélène Belzile  RSS Feed

SAINT-HUBERT - Voilà maintenant 20 ans qu’elle pratique le judo. Comme elle le dit si bien, ce sport est sa vie. Isabel Latulippe n’a pourtant pas vécu que des moments heureux reliés à sa passion. Victime de commotions cérébrales, dont une très sévère à la fin de 2008, elle a fait preuve de courage pour reprendre la compétition.

«Le pire, c’est que cette commotion cérébrale s’est produite lors d’un entraînement, raconte la judoka de Saint-Hubert. Elle a été à ce point grave que j’ai dû arrêter tout entraînement et compétition pendant un an. C’est vraiment long, un an!»

Cette période lui a apporté des questionnements. Elle a eu peur de devoir mettre un terme à sa carrière de judoka.

«C’est sûr que j’ai pensé au pire car je n’étais même pas en mesure de faire un effort physique sans ressentir de la douleur à la tête. Au début, ça a été très difficile, mais je me suis quand même efforcer de demeurer positive et ça a fini par rapporter.»

Après cet arrêt d’un an, Isabel a réussi un retour très graduel. Elle avoue que dans les premiers temps, elle était craintive face à la possibilité d’une nouvelle commotion cérébrale, mais tranquillement, la confiance est revenue.

Elle a repris l’entraînement régulier et même la participation à des compétitions. Dès le début de 2011, elle se rendra en Bulgarie et, si tout va bien financièrement, elle poursuivra avec des compétitions en France et en Autriche.

Une deuxième famille

Ayant fait ses premiers pas dans le monde du judo à l’âge de 7 ans, Isabel Latulippe a lié des relations très solides avec les membres du club de judo de Saint-Hubert. Ses entraîneurs, Frédéric Féréal et Marisol Laroche, l’ont vue grandir et ont toujours été là pour elle.

«Ils sont comme mes deuxièmes parents, affirme Isabel. Depuis tout ce temps, j’ai développé des liens avec tout le monde au club. C’est comme ma deuxième famille. Je sais qu’il ne m’en reste pas pour bien des années encore à pratiquer le judo et je sais que ce sera difficile de quitter ce sport qui me fait tant vibrer. Par contre, je sais aussi que je resterai toujours impliquée dans le club. Je ne pourrais m’en passer.»

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