«Je m’entraîne de trois à quatre heures par jour, explique le boxeur longueuillois. Pour le 18 septembre, je suis confiant, car je serai à nouveau chez moi, avec mon public qui m’encouragera comme toujours.»
Abdou Sow n’a pas trouvé facile sa défaite à Calgary contre Steve Clagget, il y a à peine quelques semaines. Le fait d’être devant un public austère l’a, de son propre aveu, vraiment déconcentré, lui qui n’est professionnel que depuis un an. «Je sais que je devrai m’habituer à ça dans ma carrière, dit-il. Mais j’ai trouvé très dérangeant d’avoir 6000 personnes contre moi, qui me huaient et qui encourageaient mon adversaire. Je crois que j’ai quand même bien fait dans les circonstances.» À l’inverse, quand Abdou Sow se retrouve devant les siens, il se sent bien. «Même si le combat est difficile, les gens qui m’encouragent me donnent beaucoup d’énergie, ce qui m’amène à pousser encore plus fort. Je suis certain que j’ai obtenu des victoires dans ma carrière parce que j’avais cette énergie du public.»
Heureux à Longueuil @R2 :Arrivé au Québec à la fin de 2007, le Sénégalais d’origine a décidé de s’installer à Longueuil, où il s’est rapidement senti accueilli. «Au tout début, je me sentais un peu seul, mais je me suis fait des amis et un réseau social. J’ai aussi connu une femme qui m’aime et que j’ai mariée. Ça aide à s’adapter», lance-t-il en éclatant de rire.
Avant d’embrasser une carrière professionnelle, celui qui a commencé à boxer à 6 ans a connu de grands succès chez les amateurs et a même été couronné champion d’Afrique. Il est fier de cette expérience qui lui donne des ailes pour sa carrière professionnelle. «Bien que j’aie 30 ans, je pense que je pourrai boxer encore assez longtemps, car justement, mon expérience acquise chez les amateurs me sert pour mes combats professionnels. J’ai confiance en moi et je crois bien que je serai encore actif pendant 10 à 15 ans.»

