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Longueuil, 3e ville d’établissement des nouveaux arrivants

Ève Palardy et Héléna Roulet, toutes deux de l’organisme Carrefour le Moutier, lors du déjeuner-causerie «Démystifions l’immigration». Nathalie Paquin

Ève Palardy et Héléna Roulet, toutes deux de l’organisme Carrefour le Moutier, lors du déjeuner-causerie «Démystifions l’immigration».

Nathalie Paquin
Publié le 25 Mai 2011
Publié le 25 Mai 2011
Nathalie Paquin  RSS Feed
Sujets :
Selon Statistique Canada , CDC de Longueuil , Corporation , Longueuil , Québec , Montréal

LONGUEUIL – Selon Statistique Canada (recensement 2006), 29 000 personnes, soit 13% de la population de Longueuil, sont issues de l’immigration. Ce qui porte la municipalité au 3e rang des villes d’établissement des personnes nouvellement arrivées au Québec, derrière Montréal et Laval.

Ils s’installent ici pour se sentir en sécurité et assurer un meilleur avenir à leurs enfants. Ou ils arrivent en urgence. Toutefois, immigrer au Canada n’est pas aussi aisé que les rumeurs le portent à croire. Le 19 mai, lors d’un déjeuner-causerie, Ève Palardy, du Carrefour le Moutier, est venue rétablir les faits.

Lors de cette rencontre table ronde organisée par la CDC de Longueuil (Corporation de développement communautaire) et portant sur l’immigration, la conseillère en immigration Ève Palardy a présenté les principaux mythes populaires rattachés à la situation et aux conditions des nouveaux arrivants. Une rencontre destinée à modifier les perceptions erronées.

Le parcours de l’immigrant: pas aussi simple qu’on le croit

En tête de liste des croyances, celle voulant qu’il soit facile comme bonjour d’immigrer chez-nous. «Il y a différents statuts et, selon celui-ci, c’est un parcours qui peut prendre jusqu’à cinq ans», précise Ève. Une autre barrière de perception est reliée à l’intégration de l’immigrant, duquel on dit bien souvent qu’il ne se «mêle pas» aux citoyens de son pays d’accueil. Pourtant, Ève rapporte que l’arrivant cherche avidement à connaître les endroits, centres de bénévolat ou de loisirs où il pourra s’intégrer rapidement.

De délais en difficultés

Toujours en regard à l’intégration, les immigrants ne sont pas contre l’apprentissage du français, mais peuvent se heurter à de longues attentes pour assister aux classes de français du ministère. «Voleurs de jobs» et «profiteurs du système» sont de même des termes dont sont souvent gratifiés les nouveaux arrivants. Or, la réalité est tout autre et plus compliquée, résidant notamment dans la complexité de reconnaissance des diplômes qui engendre frustration et sentiment de dévalorisation.

Enfin, la rumeur voulant que «les immigrants fassent venir toute leur famille» a aussi été abordée avec, pour appui, un aperçu des règles strictes qui régissent l’arrivée d’autres membres.

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