Le très bas niveau des eaux du fleuve Saint-Laurent inquiète à nouveau, cet été. Depuis trois semaines seulement, le niveau du fleuve serait de plus de 35 centimètres sous la normale. La situation s'expliquerait par les faibles précipitations reçues l'hiver dernier et par un printemps chaud et sec.
Que ce soit à Longueuil, Saint-Lambert ou à Brossard, on peut rapidement et facilement constater le niveau anormalement bas des eaux.
En face du secteur Fatima, à Longueuil, par exemple, on aperçoit des îles qui ont littéralement poussé depuis quelques jours. Les hauts fonds sont maintenant des îlots à découvert et la végétation les a envahis rapidement.
À la marina de Longueuil, tout comme au port de plaisance, plusieurs bateaux ne peuvent plus entrer ou sortir en raison des basses eaux. «La semaine dernière, on nous a recommandé de tourner les bateaux amarrés pour que le derrière des embarcations soit face au large, sinon les hélices auraient accroché le fond», a indiqué un plaisancier de la marina locale, Pierre Bernier, de Saint-Lambert.
Seul avantage à la situation, les marinas font de très bonnes affaires, car les réparations d'hélices et de pieds de moteur sont nombreuses depuis deux semaines.
Le bas niveau du fleuve cause également des problèmes à la faune aquatique. Les brochets par exemple, frayent dans les plaines inondées. Il y a maintenant fort à parier que les petits ne pourront retourner au fleuve. Les autres poissons qui trouvent habituellement refuge dans les basses eaux doivent aller nager dans les eaux plus profondes, là où il y a moins de nourriture.
La situation est similaire un peu partout. Il est complètement interdit d'arroser à Bromont depuis cinq jours en raison du bas niveau de la rivière Yamaska et de la trop forte demande des citoyens. Une première dans l'histoire de cette ville.
Et nous ne sommes qu'à la mi-juillet alors que d'autres épisodes de grande chaleur et de canicule sont à prévoir au cours du prochain mois.
Dire que l'an dernier, à pareille date ou presque, toute la région de Saint-Jean-sur-Richelieu vivait les pires inondations de son histoire en raison du débordement de la rivière.

