Au cours des dernières années, il y a eu plus de discussions que d’actions dans ce dossier. Le modèle de gouvernance mis en place au moment de la rétrocession de l’aéroport n’a pas donné les résultats escomptés. Il n’a pas permis de développer un plan d’affaires constructif et gagnant-gagnant pour l’ensemble de la communauté longueuilloise.
Qui plus est, nous sommes face à un équipement qui suscite la grogne, la colère et génère des actions en dommages qui n’ont rien de réjouissant. Rappelons-le, l’aéroport de Saint-Hubert devait être une source de fierté, d’enrichissement collectif en plus d’être un bon citoyen corporatif.
Des milliers d’emplois
L’aéroport a permis le développement d’un pôle aéronautique fort et structurant pour notre région. Sa valeur ajoutée dans notre économie s’établit à 1,6 G$ et à 305 M$ en recettes et redevances pour le gouvernement et les municipalités. Ce même secteur représente à lui seul 13 200 emplois par année, dans notre agglomération. C’est ce que la fin du statu quo, la demande de municipalisation, nous permet d’envisager. Un pas dans la bonne direction, d’autant plus que la majorité des maires de l’agglomération y adhère.
En favorisant la municipalisation de notre aéroport, le gouvernement du Québec permettra à l’agglomération de reprendre en main un actif pour son développement comme la majorité des autres villes et régions l’ont fait avant elle. Il y a moyen dans ce processus de se doter d’un plan d’action, de trouver un terrain d’entente avec ceux qui ont démontré leur insatisfaction et qui se sont sentis à l’écart.
Une mobilisation
Il est temps de se mobiliser pour que cet aéroport soit au centre de nos préoccupations et puisse contribuer, non seulement au maintien de notre vocation aéronautique, mais à son développement. Au fil de la dernière année, les gens d’affaires, l’industrie, les élus et le milieu, à travers le premier forum économique de septembre 2011, ont tous souligné l’importance de cet aéroport pour notre développement.
L’industrie aéronautique s’attend à des jours meilleurs à compter de 2012. Nous devons être prêts et attractifs pour que les investissements se fassent sur notre territoire. Nous devons également être à l'affut des occasions qui nous permettront de développer notre aviation d’affaire dans le respect des individus, de la population et des entreprises.
Nous croyons que la municipalisation permettra d’engager un dialogue constructif à court terme.
La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire
Jacques Spencer, président du conseil d’administration de Développement économique Longueuil (DEL)
Martin Fortier, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS)
