Isabelle Rousseau, conseillère en formation au service aux entreprises du Collège Édouard-Montpetit, soutient que les gens qui se préparent à la retraite doivent entamer une «réflexion sur ce qu’on veut être après la vie professionnelle». Quand les gens ont passé toute leur vie à travailler, ils doivent réajuster leurs priorités, et ce, même à long terme.
Dans les formations offertes aux futurs retraités, Mme Rousseau affirme que les gens commencent à être sensibilisés au moins cinq à dix ans avant l’arrêt de la vie professionnelle. «La carrière d’un retraité peut évoluer, explique-t-elle. Il faut que les gens en prennent conscience.» Élizabeth Boucher, agente de communication à la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ), pense aussi que les retraités doivent planifier d’avance et à long terme, sinon leur retraite peut paraître longue. «On voit beaucoup de retour au travail, comme chez Rona avec son programme pour embaucher les retraités», donne-t-elle en exemple.
Elle ajoute que le temps autrefois consacré à la vie professionnelle est souvent transformé en bénévolat, comme un ancien professeur qui fait de l’aide aux devoirs. Bref, se trouver de nouveaux défis réalisables qui exploitent nos forcent peut être une source de satisfaction à la retraite.
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La vie sociale et la santé
Sur le plan social, il peut être déstabilisant de quitter le bureau, surtout si on entretenait des liens serrés avec les collègues. Il faut donc repenser le cercle d’amis: créer de nouveaux liens en s’engageant dans des activités ou du bénévolat et en se tournant vers la famille.
La santé est aussi un élément essentiel à prendre en considération lorsqu’on planifie sa retraite. On pense jouer au golf tous les étés, mais qu’est-ce qu’on fait si un problème de santé nous en empêche? Il faut trouver un plan B tout autant satisfaisant.
De plus, il faut planifier en tenant compte de sa santé actuelle, mais aussi s’aider à vivre mieux. Par exemple en arrêtant de fumer, en faisant plus de sport, en mangeant mieux… Cela contribuera à vivre une saine retraite.
Selon Mme Rousseau, les gens sont plus portés à planifier le côté financier de leur retraite à cause des publicités ou de la sensibilisation du gouvernement à cet égard. Elle explique que «l’aspect financier est très important, mais je pense que pour réussir sa retraite, il faut se poser des questions sur l’aspect humain aussi».

