La plupart des usines réussissent à recruter des journaliers non spécialisés à travers les moyens usuels: annonces dans les journaux, Emploi-Québec, etc. Il en va souvent autrement lorsqu’il est question d’emplois spécialisés, comme en matière de technologie de pointe, qui implique des équipes dédiées à la recherche et au développement.
Un employeur important tel que Sandoz Canada, avec ses 800 employés, qui développe et commercialise des produits génériques depuis ses installations de Boucherville, réussit-il à recruter tout son personnel en région?
Monika Sniec, directrice des communications, apporte quelques éléments de réponse. «La plupart des postes sont comblés avec du personnel de la région ou de Montréal et ses environs. Certains postes ont été comblés par des gens de l'extérieur, notamment pour des postes de représentants des ventes qui sont basés dans d'autres provinces. Nous recevons à l'occasion des employés provenant de Sandoz ou de Novartis à l'international.»
Pour Johanne Gauthier, directrice générale du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI) de la Montérégie-Est, qui compte 749 employés, «une bonne part du recrutement s’effectue maintenant via internet et le bouche-à-oreille. Les gens du milieu entendent parler des conditions et de l’environnement de travail, et déposent leur candidatures.»
Le travail, ce n’est pas tout
Donner de l'emploi n'est pas tout. Le nerf de la guerre pour la recherche de capital humain de qualité se retrouve souvent dans les avantages généraux, les arrangements spéciaux, notamment en termes de conciliation travail-famille, de primes et de possibilités d'avancement.
«Sandoz Canada offre des avantages sociaux concurrentiels: assurances collectives complètes, régime de retraite, programmes d'aide aux employés, vacances, horaires d'été, etc., explique Mme Sniec. Pour ce qui est des possibilités d'avancement, un emploi sur deux est comblé par un employé à l'interne.»
La moyenne de service au sein de cette entreprise serait de 5,8 années. «Plusieurs employés sont ici depuis plus de 25 ans», ajoute Mme Sniec.
Du côté du CRDI Montérégie-Est, le constat est différent. «À cause de la nature et des fonctions liées directement au travail auprès de la clientèle, on observe que si l’employé réussit à passer une période de temps donnée, quelques mois, il y a de fortes chances pour qu’il demeure chez-nous longtemps», explique Mme Gauthier.

