Cœur de Pirate vogue sur les fréquences radio de l’Amérique du Nord et de l’Europe depuis 2008. Et voilà qu’en sa qualité de Blonde, elle fait salle comble à New York, Washington et Boston séduisant le rêve américain avec la charmante langue de Molière.
Ses irrésistibles mélodies partent à l’abordage des Victoires de la Musique en France et multiplient les déjà nombreux fans au Québec. À 22 ans, la Montréalaise Béatrice Martin, qui détient 600 000 ventes de son album éponyme, a le potentiel d’une conquérante et une longue vie devant!
Votre album Blonde certifié or au Canada, une nomination aux Victoires, belles percées aux États-Unis, 2012 commence admirablement bien pour vous…«C’est une année très surprise, mais qui commence très bien. J’ai hâte de voir ce qui va se passer pour la suite de choses.»
Toute cette réussite, c’est le fruit d’un plan de carrière rigoureusement ficelé ou si vous vous laissez porter par la vague?«Je pense que c’est un peu dû à une série d’heureux accidents qui ont fait en sorte que ça se passe bien aujourd’hui. J’ai eu pas mal de chance, je pense que c’est le fait que les gens ont été de mon bord, qu’ils m’ont vraiment supportée. Je le dois aux fans.»
Quand le succès arrive si vite et si jeune, il faut apprendre à assimiler tout ça. «Je le réalise plus aujourd’hui, sinon que pendant longtemps ça été un peu spécial. C’est plus dur à assumer quand on ne comprend pas trop ce qui se passe, c’est un peu ce qui m’est arrivée aux débuts. Mais là, ça va, je réalise plus ce qui m’arrive.»
Chanter en français dans des salles combles aux États-Unis, vous donnez un bel exemple que notre langue est exportable?«Oui, c’est cool, parce que je fais mes chansons en français. C’était le fun de voir les gens chanter mes paroles de «tounes» en français avec un accent américain, c’était vraiment cool!»
De retour au Québec pour poursuivre la tournée, comment décrire votre public d’ici, après avoir chanté ailleurs dans le monde?«C’est un grand public. Ils sont super chaleureux, des tout-petits jusqu’à des très grands… C’est cool de voir que le public grandit avec moi. Ils m’écoutaient quand ils avaient 5 ans et ils m’écoutent toujours. C’est toujours de beaux miracles pour moi.»
La lauréate du Félix de l’Artiste s’étant le plus illustrée hors Québec en 2010 avoue avoir un trac supplémentaire à revenir au Québec. «On veut tellement être à la hauteur de ce que les gens attendent de nous. On fait des affaires autour du monde jusqu'à ce qu’on devienne pâle», blague-t-elle. «Puis on rentre à maison et on veut faire une super performance.»
Très inspirant la façon de parler de vos amours dans Blonde. Qui vous inspire à votre tour?«Chez les femmes, côté musique, c’est Debbie Harry (Blondie). Sinon j’aime beaucoup Léonard Cohen et, c’est sûr, France Gall et Serge Gainsbourg.»

