Rassurez-vous, Germaine va bien. Rien de bien spécial à signaler, sinon qu’elle prend du mieux à l’école, son caractère s’adoucit tranquillement, on passe notre temps à la conduire à gauche et à droite, mais l’un dans l’autre, c’est pas mal.
Par contre, je veux partager avec vous le propos d’une lettre ouverte publiée dans le journal La Presse, samedi dernier. Une dame, Caroline Marcotte, signe un texte sur «le goût amer de l’indépendance.» Mère monoparentale de deux enfants, la dame prétend que les femmes sont dépassées et les hommes ne trouvent plus leur place.
En deux mots, elle affirme que «l’homme n’est pas fait pour être un toutou de salon qui fait couler un bain à sa femme en lui massant les pieds. Il est fait pour chasser le mammouth, bucher du bois et aller au front.»
Et vlan…
«La femme n’est pas faite pour aller conquérir des terres, défricher et se tenir debout devant l’ennemi. Les hommes sont faits carrés, musclés, ils n’ont pas d’hormones qui changent leur humeur aux trois jours… La nature les a faits ainsi.»
«Nous sommes les bras réconfortants, celles qui tiennent le fort, la chaleur qui accueille à la maison, celles à qui on a fait le don de la capacité de porter, de nourrir et de soigner les enfants.»
La madame croit que notre société est déséquilibrée et que le rôle des femmes et des hommes est complètement en dehors des balises génétiques que nous possédons naturellement.
Mme Marcotte ne se fera certainement pas d’amies et elle risque fort de se faire tirer quelques tomates cette semaine par les féministes qui trouveront dans le discours, un retour en arrière et une vision plus que simpliste du rapport entre les femmes et les hommes.
Mais je vous avoue que sa lettre a fait beaucoup réagir.
Samedi soir dernier, lors d’un souper familial déjà fort animé, la majorité des convives avaient aussi lu la même lettre et il s’en dégageait un certain consensus à l’effet que «la madame» touchait un point et osait dire tout haut ce que bien des gens pensent tout bas.
Il y a des choses qui ont changé et qui n’auraient peut-être pas dû.
Depuis que madame veut ressembler à monsieur et depuis que monsieur doit être plus rose que rose pour plaire et répondre à des besoins de madame, qui, finalement, ne comblent personne.
En tout cas… un beau débat.

