Vous avez été nombreux à commenter la dernière chronique.
Germaine faisait du boudin et ne me parlait plus depuis une semaine.
Et bien, ça fait maintenant près d’un mois.
Le boudin se poursuit, et elle a dû m’adresser six mots depuis plus de trois semaines.
Toujours frustrée parce que je l’ai engueulée lors d’une sortie de ski où elle a failli blesser trois personnes en raison d’une manœuvre dangereuse, elle ne me parle presque plus.
Lorsque je rentre à la maison et si elle est assise dans la cuisine, il ne se passe pas bien plus de trois minutes avant qu’elle ne quitte la pièce avec son ordinateur portable pour aller s’enfermer dans sa chambre.
Elle parle à sa mère, bien sûr, mais à moi, le moins possible.
Il n’était pas question, non plus, qu’elle se retrouve seule avec sa mère et moi au chalet en fin de semaine. Et sans ordinateur à part cela…
Bon… je n’ai plus à l’amener avec moi à l’épicerie pour acheter les cochonneries qu’elle aime ou encore à la pharmacie pour qu’elle additionne une ou deux crèmes à sa collection.
Plus besoin non plus de faire le taxi pour aller la chercher après ses pratiques de volleyball ou pour la reconduire chez ses amies. Elle demande à sa mère, à moins d’être bien mal prise, comme lorsqu’elle doit être à l’école à 7h du matin.
Je lui ai acheté une nouvelle paire de bottes de ski la semaine dernière.
Elle les a regardées et a dit merci. C’est tout.
Jeudi, je lui ai demandé si elle voulait que je l’inscrive au soccer l’été prochain.
Et la réponse fut «qu’est-ce que tu en penses!» Même pas un petit merci pour payer 175$ pour son inscription.
Vendredi, je lui ai acheté une paire de bottes d’hiver. «Elles sont aussi belles que du vomi!!»
Dimanche, «Boudin» avait un tournoi de volleyball à Saint-Hyacinthe.
En bons parents, on s’est rendus là pour la supporter.
En entrant dans le gymnase de l’école, j’ai eu droit à de beaux bonjours de trois de ses coéquipières, mais lorsque «Boudin» nous a aperçus, elle s’est dirigée à l’extérieur sans nous adresser la parole. Là, on a su que sa partie était retardée de plus d’une heure. Sa
mère est allée la voir et Germaine lui a signifié de faire de l’air. On est rentrés directement à la maison. À 13h30, elle m’a appelé pour demander comment il se faisait que nous n’étions pas dans les estrades?
On ne peut pas dire que le fun est dans la maison par les temps qui courent.
Et dans deux semaines, ce sera la relâche scolaire.
Je me demande bien qui va relâcher qui?

