Vus avez été nombreux à commenter la chronique de la semaine dernière. Germaine faisait du boudin et ne me parlait plus de puis une semaine. Et bien ça en fait maintenant deux.
Le gros boudin se poursuit, et elle a dû m’adresser six mots depuis maintenant deux semaines.
Toujours frustrée parce que je l’ai engueulée lors d’une sortie de ski où elle a failli blesser trois personnes en raison d’une manœuvre dangereuse, elle ne me parle plus.
Je lui prépare encore ses déjeuners, son lunch du midi et même les soupers, mais rien n'y fait, elle fait la baboune.
Lorsque je rentre à la maison et si elle est assise dans la cuisine, il ne se passe pas bien plus de trois minutes avant qu’elle ne quitte la pièce avec son ordinateur portable pour aller s’enfermer dans sa chambre.
Elle parle à sa mère, bien sûr, mais à moi, rien.
Il n’était pas question, non plus, qu’elle se retrouve seule avec sa mère et moi au chalet en fin de semaine. Et sans ordinateur à part cela….
Ça fait que l’on débute notre troisième semaine de boudin.
Bon… je n’ai plus à l’amener avec moi à l’épicerie pour acheter les cochonneries qu’elle aime ou encore à la pharmacie pour qu’elle additionne une ou deux crèmes à sa collection.
Plus besoin non plus de faire le taxi pour aller la chercher après ses pratiques de volleyball ou pour la reconduire chez ses amies. Elle demande à sa mère.
Bon…ça fait ordinaire dans la maison, mais il y a toujours Simonne, la chatte qui n’est déjà plus un chaton, il y a Tokyo, la chienne qui est toujours aussi omniprésente et parfois jalouse de la présence d’un minet dans son environnement. Il y a aussi Chester, le lapin qui passe sa vie à tenter d’ouvrir sa cage et il y a les trois poissons rouges qui... ah non c’est vrai, ils sont morts jeudi et samedi.

