Je n’ai pas grand-chose à raconter sur Germaine.
Elle fait du boudin.
Elle ne m’a pas parlé depuis près d’une semaine.
Je n’ai pas été gentil.
Dimanche dernier on a skié à Bromont avec deux de ses amies.
À tout bout de champ, elle tentait de freiner brusquement près de nous pour nous éclabousser de neige.
À son troisième essai, j’étais arrêté dans la piste avec ses deux amies et elle est arrivée près de nous en freinant à la dernière minute pour nous envoyer plein de neige.
Elle a raté son coup et elle est entrée en collision avec nous.
Tout le monde s’est retrouvé par terre avec des skis dans le dos, les jambes, la face, enfin la manœuvre a été extrêmement dangereuse pour tout le monde.
J’ai dit quelques gros mots et je lui ai clairement signifié que j’en avais assez de ses petits spectacles.
Mettons que l’altercation a jeté un froid.
Un gros froid.
En fait, elle ne m’a pas adressé la parole depuis l’incident.
Ça fait que c’est pas mal tranquille à la maison.
Remarquez, la situation comporte aussi certains avantages.
Elle demande toujours à sa mère des «lifts» pour aller à ses pratiques de volleyball. Et plus à moi.
Mercredi dernier, elle a préparé elle-même son lunch d’école, pour le lendemain. Ça fait neuf ans que je le fais chaque jour.
Elle a lavé elle-même et sans aide la cage de son charmant lapin Chester. Habituellement, elle me demande de l’aider.
Parce qu’elle préfère me voir le moins longtemps possible, elle s’en va se coucher vers 21h30. Ça évite de s’obstiner.
Et elle ne me demande pas, non plus, de lui acheter des trucs à la pharmacie ou à l’épicerie.
Bilan de la semaine 2, la semaine prochaine…

