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On se cherches-tu rien qu’un peu?

Publié le 19 Novembre 2011
Publié le 18 Novembre 2011
Francois Laramée  RSS Feed
Sujets :
Canadien de Montréal

Germaine voulait que je vous parle de ses gaffes, de sa cheville, de ses nouvelles bottes et de son amour pour les mathématiques.

Ça ira à la semaine prochaine.

Ça fait trois fois que je me fais demander, depuis une semaine, pourquoi je n’arbore pas de moustaches et pourquoi je ne participe pas au mouvement «MOVEMBER» en lien avec le mois du cancer de la prostate.

C’est pas compliqué, c’est parce que je trouve ça démesuré et parce que je n’ai pas besoin de me laisser pousser une moustache pour faire le coco qui suit les mouvements de masse. Mon voisin, au chalet, a eu le cancer de la prostate et je ne me suis pas fait pousser la moustache en guise de solidarité. Je ne pense pas que ça lui aurait apporté quoi que ce soit. J’ai plutôt pris du temps pour parler avec lui et l’encourager.

En fait, à force d’y penser, j’en suis arrivé à la conclusion qu’on est une société qui se cherche en tabarnouche.

On s’accroche à tout ce qui peut être un semblant de mouvement rassembleur, à tout ce qui peut nous allumer ou nous unir.

Là, c’est le mois du cancer de la prostate. OK, on se laisse pousser une moustache.

On est dans «la gang».

Le mois dernier, c’était le cancer du sein. OK, on se met tous un ruban rose, même le gardien du Canadien de Montréal, Cary Price, avait des jambières roses.

On était «hot», on était en rose, on épousait une cause commune.

Depuis deux semaines, des centaines de personnes ont joint le mouvement «Occupy Wall Street». On joint le club, il y a un mouvement rassembleur.

Voter NPD lors des dernières élections fédérales était la tendance qui était rassembleuse.

Là, c’est le nouveau parti de François Legault qui soulève l’engouement vers un nouveau lieu commun. OK, on est «caquiste».

Idem pour Facebook, Twitter et tous ces faux lieux communs qui pourraient nous rassurer, nous sécuriser, nous fournir un espace commun, une croyance, une famille.

On se cherche.

Oui, on se cherche parce qu’il n’y a plus beaucoup de véritables liens ni de valeurs.

Plus de guides religieux pour nous orienter, pour nous guider ou nous aider à cheminer.

En tout cas, on ne les croit plus.

Autre lieu commun sécurisant et structurant: la famille.

Avec un taux de divorce de plus de 55%, et une diminution dramatique du taux de natalité, les valeurs familiales ont aussi pris le bord, même si la famille est le fondement le plus primaire de notre société. On ne peut plus miser sur cette cellule, car elle a éclaté.

Les amis? On leur cause sur Facebook ou Twitter et il faut vraiment faire des efforts pour se retrouver ou prendre des minutes ensemble.

On se cherche.

On se cherche des valeurs, des idées, des guides, des causes qui nous rassemblent, presque des raisons d’être là.

Non, je ne me laisse pas pousser une moustache ce mois-ci.

Bon OK, je reviens avec Germaine «la gaffe» la semaine prochaine. Et n’allez pas tirer la conclusion qu’elle est une des raisons qui font que je suis là !!!

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    une autre lectrice
    - 20 Novembre 2011 à 10:52:39

    Suite à l'article du 15 novembre et 19 novembre, on se cherche, si je peux me permettre un commentaire sur le contenu de votre lectrice, l'argument sur la patience malheureusement fait appel aux stéréotypes et aux préjugés et atteingnent la réputation de la femme (dont Germaine en deviendra une un jour) pour les coups de pieds au derrière manquer un article précédant rend celui-ci plus dur à suivre sur le sujet, mais étant un autre propos intéressant que la dame semble faire allusion à la patience ­­''matière délicate''. Cela n'étonne pas, que nos policier(e)s en devoir, parfois pour sauver nos Germaines, certain(e)s citoyen(ne)s ramène le sujet!!! Point de vue d'une autre lectrice Merci.

    Ce commentaire est offensant

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