Germaine a célébré ses 15 ans la semaine dernière.
Mise à part l’absence de son fameux et tant souhaité cellulaire, les choses ne se sont pas trop mal passées, comme prévu.
Elle avait invité six de ses amies à souper et à coucher.
Dimanche matin, il a fallu que deux parents des filles appellent pour que le groupe finisse par se lever.
Il était 11h30 et ça chialait encore.
Elles ont juste eu le temps d’avaler un petit déjeuner que le party était fini.
On avait entendu les filles placoter jusque tard dans la nuit alors, dimanche soir, Germaine a rapidement pris le chemin de son lit.
Germaine a par ailleurs eu droit à la visite de sa grand-mère pour son anniversaire.
Elle lui a refilé un chèque, et j’ai entendu les deux se parler tout bas afin que cet argent serve à un… cellulaire.
C’est ça les grands-mères… on ne peut plus se fier à personne…
Germaine a également eu droit à la visite de sa tante à son souper de fête.
Encore là, des plans et des sous de plus pour le fameux téléphone.
C’est à croire que tout le monde était au courant de son grand besoin existentiel…
Sa tante nous a par ailleurs reçus lundi dernier pour souligner un événement moins drôle.
Ça faisait un an que l’oncle de Germaine (mon frère) décédait à l’hôpital, des suites de toutes sortes de complications
Il avait 64 ans, mais son corps en avait 112.
«Que voulez-vous», comme le disait si bien un ancien premier ministre…
C’est aussi ça la vie… la mort!
Un autre oncle de Germaine est en meilleure forme et de bien belle humeur par les temps qui courent, c’est mon autre frère Pierre.
Notre Picasso familial a été sélectionné pour aller exposer une de ses toiles au Carrousel du Louvre, à Paris, en décembre prochain.
Un très grand moment dans la carrière d’un peintre canadien et québécois.
Il y exposera une de ses toiles: des bateaux.
À part ça, «monsieur Chester», le lapin, va bien, et la chienne Airedale, Tokyo, aussi.
En fait, la relation la plus «fraîche» qu’a Germaine par les temps qui courent, c’est avec son père.
«M’a lui en faire des crises d’autorité, d’impolitesse et d’égoïsme, moi»…

