Germaine a enfin terminé sa 2e secondaire. Il était temps. Pas facile en effet cette fin d’année.
En conflit avec quelques professeurs, en retenue, en copie, en colère, il était temps que ça finisse.
Elle s’est même fait voler un manuel d’histoire lors de son dernier examen.
Elle s’est levée et a quitté la classe pour aller à la toilette. À son retour, son livre avait disparu de son bureau.
Le charmant professeur n’a jamais voulu lui en prêter un et elle a eu une mauvaise note, car elle n’avait plus son livre.
On soupçonne même le prof dans cette histoire… Plus bête que ça…
Même le directeur lui a dit qu’elle n’aurait jamais dû être pénalisée pour ce vol.
Quatre jours avant la fin, elle a reçu l’ordre de copier 300 fois «Je ne ferai plus».
Finalement, elle a vu le directeur déchirer la punition.
Puis, il y a l’autre professeur, celui qui nous écrivait des courriels pour dire qu’Élisabeth avait un caractère changeant et qu’elle répliquait de plus en plus.
Pauvre lui, j’ai dû lui écrire que ça s’appelait l’adolescence….
Enfin, c’est fini.
En tout cas, je ne suis pas le seul à penser que son caractère connaît des hauts et des bas.
Deux lectrices m’ont écrit la semaine dernière.
Lyne Labelle, de Saint-Lambert, dit que sa petite fille Marie est devenue, depuis quelques semaines, une «Germaine», elle aussi, au grand désespoir de son père.
Elle aussi tient le même discours accusateur du genre «tu veux toujours gérer ma vie». Non, ce n’est pas facile madame.
Et pour votre question, à savoir comment retrouver les anciens articles sur Germaine pour envoyer à votre mari, il y en a beaucoup sur notre site internet www.rivesudexpress.ca .
Une seconde dame, celle qui signe «ton amie», écrit à Germaine pour lui dire que l’adolescence est une étape importante à travailler pour devenir un adulte dans le droit chemin. «Un jour», écrit-elle, «tu remercieras ton père».
Je vais faire lire le message à Germaine.
En attendant, on a failli se débarrasser du nouveau lapin «Chester», dimanche matin.
Il était dans sa cage avec les yeux sortis de la tête. Lorsqu’Élisabeth l’a sorti, il respirait très fort et avait vraiment l’air d’étouffer. En fait, Élisabeth lui avait mis un ruban rouge au cou et le lapin avait tenté de le bouffer, alors il était resté coincé dans ses dents. Résultat, le collier l’étouffait presque complètement et il avait les yeux qui lui sortaient de la figure. Germaine lui a coupé vite le ruban et Chester a passé l’après-midi bien bien tranquille dans sa cage… à respirer. Et les yeux ont repris leur place…
Bon, on ne mangera pas de lapin sauce moutarde cette semaine…

