À la surprise de plusieurs convives, la présence du coloré maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume, à la tribune de la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive-Sud n'aura pas fait salle comble, mardi dernier, bien loin de là.
En effet, à peine plus d'une centaine de personnes s'étaient déplacés pour entendre les propos du fameux maire qui fait tant jaser pour ses propos toujours directs et colorés.
Celui-ci a présenté, en six points, sa vision de la problématique du financement des villes et du mur qui se dresse un peu plus à chaque jour, devant les administrations municipales.
Confirmant que les employés municipaux de Québec gagnent plus de 20 % de plus que les employés du gouvernement provincial ou du secteur privé, monsieur Labeaume croit qu'il faut rapidement donner un coup de barre pour permettre aux municipalités du Québec de revoir le rapport de force entre l'administration et les syndicats. Il estime également devoir réévaluer les généreux régimes de pension des employés municipaux car à Québec, par exemple, un employé qui quitte à 60 ans, après 35 ans de service, retirera plus de 120% de son salaire.
À l'évidence, il y a quelque chose que doit être revu et rapidement.
Notons que seulement deux maires de la région ont assisté au diner du "roi Régis", soit le maire de Boucherville et celui de Saint-Lambert.
Par contre, les différents représentants syndicaux de la Rive-Sud, dont les cols bleus de Longueuil et la Fraternité des policiers et pompiers de l'agglomération occupaient deux tables pleine et ils étaient très attentifs aux propos de Régis Labeaume car ce dernier donne clairement le signal que les droit syndicaux acquis pour l'éternité, c'est bien fini.

