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Rapport du MAMROT sur les budgets de recherche et de secrétariat ; « un rapport futile », selon la mairesse St-Hilaire

La mairesse St-Hilaire. Archives

La mairesse St-Hilaire.

Publié le 27 Avril 2012
Publié le 27 Avril 2012
Sujets :
Assemblée nationale , Ministère des Affaires municipales , LONGUEUIL , Québec , Montréal

LONGUEUIL – Parce que le débat sur le fond n’a pas été fait en ce qui a trait aux dépenses des partis politiques municipaux, la mairesse de Longueuil a qualifié de « futiles», les conclusions du rapport du ministère des Affaires municipales, des régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) sur les dépenses de recherche et de secrétariat des conseillers municipaux.

«Dans son rapport, le MAMROT a fondu sans distinction des dépenses non conformes, comme des frais de cocktail et de publicité électorale, avec des frais justifiés de fonctionnement de parti tels des frais de téléphonie ou de mobilier.»

«Cette façon de présenter son analyse occulte totalement tous les abus de dépenses qui ont amené mon administration à instaurer dès 2011 une politique de reddition de comptes publics des dépenses de recherche et de secrétariat. J’aurais préféré que le MAMROT identifie clairement les dépenses admissibles et réclame le remboursement des dépenses jugées douteuses », a soutenu, par voie de communiqué, la mairesse Caroline St-Hilaire qui poursuit en disant que «dans son rapport, le MAMROT a interprété une loi que le législateur a voulu floue et ambiguë au départ et qu’il n’a pas cru bon clarifier depuis 1984 ».

Une démocratie à deux vitesses

Présentement, des dépenses de fonctionnement sont acceptées dans les villes de Montréal, de Québec ou à l’Assemblée nationale, mais elles ne le sont pas à Longueuil ou dans les autres villes.

«Ce qui est bon pour les villes de 500 000 habitants et plus devrait être bon pour celles de 50 000 et plus. En les traitant différemment, le MAMROT crée des iniquités entre les villes et divise les citoyens en deux classes. C’est comme s’il pouvait y avoir des partis politiques à l’Assemblée nationale et dans les villes de Montréal et de Québec, mais pas ailleurs au Québec. Les autres villes ne peuvent ainsi encourager la démocratie citoyenne. Pourtant, cette démocratie prend d’abord racine dans chaque quartier. Une réflexion s’impose et une réforme majeure de tout le système de financement devient incontournable. J’invite donc le gouvernement et tous les parlementaires de l’Assemblée nationale à revoir la méthode de financement des partis politiques municipaux et à faire un débat sur le fond», a conclu la mairesse St-Hilaire.

Source : cabinet de la mairesse St-Hilaire

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