VIEUX-LONGUEUIL – On ne peut dire que la politique c’est toute sa vie, mais on peut certes affirmer qu’elle occupe une très grande place, depuis 30 ans… Elle y a d’abord fait ses premiers pas alors qu’adolescente, la conseillère municipale Marie-Lise Sauvé faisait partie des jeunes libéraux du Québec.
C’est grâce à cette implication qu’elle a parcouru les quatre coins du Québec. Et, c’est aussi parce qu’elle a milité au sein de l’Association pour la sauvegarde de la langue française que, toujours très jeune, elle a aussi visité le Canada.
D’Outremont, où elle est native, elle a finalement atterri et fait sa vie à Longueuil, car «qui prend mari, prend pays», dit-elle en entrevue au Rive-Sud-Express.ca.
«Je suis arrivée dans les années 60 à la paroisse Saint-Jean-Vianney. À l’époque, il n’y avait rien, même pas de trottoirs.»
Marie-Lise Sauvé décide d’apporter sa contribution à l’amélioration de la vie de quartier. Elle fonde les Loisirs Saint-Jean-Vianney. Elle a deux enfants et, celle qui a reçu son éducation chez les Sœurs Sainte-Anne, se fait la défenseuse de l’école publique. Comme mère, elle s’implique à l’école que fréquentent ses rejetons, ce qui l’amène à faire partie du comité de parents, puis à se présenter aux élections scolaires, après qu’on l’ait sollicitée.
Élue facilement, elle accède rapidement à un poste au comité exécutif, puis à celui de présidente de la défunte Commission scolaire Jacques-Cartier.
On lui demande ensuite de se présenter aux municipales, mais elle refuse. Puis, elle se ravise quelques années plus tard. Élue en 1982 conseillère municipale du district qu’elle habite, elle y reste durant deux termes. «Je n’avais pas vraiment de plan de carrière, c’est la vie qui m’a amenée là et puis, je trouvais que ça me donnait aussi du temps pour également bien jouer mon rôle de mère.» Car Marie-Lise se faisait un plaisir d’encourager les mères à rester à la maison pour s’occuper de leurs chérubins.
Début des années 1990, elle quitte la politique municipale et participe à la fondation de la Sodac (Société de développement des arts et de la culture), car pour qui là connaît, Mme Sauvé, c’est Madame culture.
En 1994, les trois partis politiques, soit l’Alliance municipale (avec à sa tête Gisèle Hamelin), Jacques Finet et le Parti municipal de Longueuil, l’approchent pour qu’elle revienne à nouveau sur la scène politique municipale. Elle dira Oui à Claude Gladu, son fidèle ami.
Marie-Lise Sauvé est la première femme au Québec à accéder aux fonctions de présidente du conseil municipal, fonctions qu’elle occupera de 1994 jusqu’à il y a deux ans, alors que son parti se retrouve dans l’opposition. C’est elle, par exemple, qui a participé à la rédaction des règles et du décorum de l’assemblée du conseil municipal.
Durant ce temps, elle refuse de siéger à des commissions de la Ville pour rester neutre.
Mais elle s’implique bénévolement dans de nombreux organismes, tels l’Orchestre symphonique de Longueuil, le Théâtre de la Ville, le cégep Édouard-Montpetit.
Pour une femme qui n’avait pas de plan de carrière, on peut dire qu’elle en a mené toute une.
Sera-t-elle à nouveau candidate lors des élections de 2013? La principale intéressée est présentement en pleine réflexion.
