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Accrochage au conseil de Brossard

Le conseiller municipal, Pascal Forget, président la dernière assemblée du conseil de Brossard, le 11 juin. Léo Gagnon

Le conseiller municipal, Pascal Forget, président la dernière assemblée du conseil de Brossard, le 11 juin.

Léo Gagnon
Publié le 15 Juin 2012
Publié le 15 Juin 2012
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Sujets :
Jacques Marchand , Conseil de Brossard , BROSSARD , Longueuil

BROSSARD – La police de Longueuil est intervenue au conseil municipal de Brossard à la suite d’une altercation survenue entre un citoyen et un journaliste en marge de l’assemblée régulière, le 11 juin. L’incident est survenu immédiatement après la période de questions de l’assemblée qui s’était déroulée jusque là sans anicroche.

Un citoyen, Yves St-Onge, s’est levé et a pris la parole pour dénoncer Jacques Marchand de Médiasud, chargé de filmer les séances du conseil. Le président de l’assemblée, Pascal Forget, a indiqué au citoyen qu’il n’avait pas la parole.

«Je demande la police car ce monsieur vient de me brutaliser», a alors lancé M. St-Onge en pointant M. Marchand, à la surprise générale. M. St-Onge affirme avoir demandé doucement à l’oreille du vidéaste pourquoi il ne filmait pas l’intervenant qui posait la dernière question au micro.

Flegmatique, Jacques Marchand n’a pas voulu faire de commentaires sinon de dire qu’il s’était senti envahi dans son travail et avait repoussé le citoyen en levant sa main pour qu’il retourne à sa place.

Après l’assemblée M. St-Onge a indiqué que sa main refermée lui était arrivée directe au cœur. «Il ne sait pas que je suis cardiaque», a-t-il glissé. Le citoyen a toutefois décidé de ne pas porter plainte à la police, qui s’était déplacée, mais a dit espérer «que ça lui serve de leçon.»

Durant l’incident, le conseiller Pascal Forget a demandé au citoyen de se rassoir et de s’éloigner de M. Marchand. Après la séance il a indiqué que les médias sont autorisés à faire leur travail. «Il n’est pas sensé y avoir d’interférence de citoyen qui dit au journaliste, (de se faire dire) film ça ou écrit ça ou n’écrit pas ça. Les journalistes sont des professionnels, qu’on les laisse faire leur travail. J’ai demandé à M. St-Onge au minimum de se déplacer», a-t-il déclaré, ajoutant que ce que M. St-Onge disait au journaliste nuisait à la captation sonore de l’assemblée.

Le chef de Démocratie Brossard, Antoine Assaf, a qualifié la situation «d’enfantillages».

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