De nombreux parents, élèves, enseignants et membres de l'administration scolaire se sont déclarés opposés au projet de fermeture ou de déplacement de l'école alternative L'Agora, lors de l'audience publique de mercredi à la Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV).
Pour faire suite au projet de plan d’organisation scolaire au secondaire présenté par la Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV), deux soirées d'audiences publiques ont été prévues les 7 et 14 juin pour entendre les personnes qui le souhaitaient et s'étaient inscrites en ce sens. 45 mémoires ont été déposés et 12 personnes ont souhaité se faire entendre. Cinq personnes seront entendues le 14 juin au sujet de la création d'une école secondaire dédiée au programme d'éducation internationale (PÉI) et d'une offre de services pour les élèves ayant un trouble grave du comportement, de l'adaptation ou en santé mentale. Sept personnes l'ont été mercredi 6 juin dans la soirée, au cours de laquelle on a surtout évoqué l'avenir de l'école innovatrice au secondaire.
Parmi les intervenants présents, le conseil d'établissement de l'école secondaire participative L'Agora s'est dit «totalement en désaccord» avec les hypothèses IIA et IIB (fermeture de l’école secondaire participative L'Agora; maintien de l’école secondaire participative L'Agora et relocalisation à l’école Mgr Parent) et pour le maintien de l'école dans ses locaux actuels 482, rue Springfield à Greenfield Park. Il a déposé à l'appui de sa thèse, un mémoire de 80 pages.
Gilles Champagne, directeur à la retraite (directeur de l'Agora de 2000 à 2010) a mentionné: «Fermer ou déménager l'école reviendrait à commettre une erreur irréparable». Les présidentes des conseils d'établissement de l'école Tourterelle, de l'école des Quatre-Saisons, de l'école des Petits explorateurs et Philippe Savard, enseignant à l'école Le Vitrail, se sont prononcés en appui au mouvement d'opposition au projet.
En soutien à cette thèse, le conseil d'administration du Réseau des écoles publiques alternatives du Québec (REPAQ) a indiqué dans une lettre que «fermer cette école ou la faire cohabiter avec une école régulière constituerait un désaveu envers le mouvement alternatif québécois tout entier».

