SAINT-HUBERT – Le transporteur aérien Pascan Aviation Inc. manque d’espace. Sa flotte, comprenant une vingtaine d’avions, s’entasse à peine dans la cour arrière et à l’intérieur de ses hangars. Certains employés doivent travailler dans des roulottes et se stationner sur le gazon puisque le stationnement et les bureaux des employés ne sont pas assez grands.
Afin de trouver une solution immédiate à ce problème d’espace, la société a acquis, le 15 août, le bâtiment identifié Aéropro sur la route de l’Aéroport et qui appartenait à Pétro Air Service, qui a fermé ses portes il y a quelques mois. Une transaction de 1,1 M$. «Cela nous donne de l’espace pour garer quelques avions de plus, ce qui devenait urgent, surtout lorsqu’il y a des événements, tel que le NASCAR en fin de semaine dernière. De tels événements amènent plusieurs propriétaires privés d'avions ou d’hélicoptères qui doivent venir se stationner sur notre terrain», souligne Monique Letarte, porte-parole du Groupe Pascan.
De plus, cette acquisition permettra à Pascan d’envoyer quelques-uns de ses employés de bureau et de maintenance des avions à cet endroit afin de libérer de l’espace à l’actuel bâtiment de l’entreprise. «Nous allons conserver quatre des six employés de Petro Air Services et nous continuerons d’offrir le service FBO qu’offrait cette entreprise», spécifie Mme Letarte.
Pas de permis
De plus, une bonne partie de la cour arrière de Pascan n’est pas asphaltée, car l’entreprise peine à recevoir les permis de Développement Aéroport Saint-Hubert de Longueuil (DASH-L) afin d’entreprendre certains travaux. Pascan devrait donc se présenter en cour aujourd’hui (23 août) en espérant que la justice oblige DASH-L à lui accorder ces permis.
«Nous voudrions agrandir d’environ 120 mètres, soit la moitié en asphalte pour agrandir l’espace pour stationner les avions et les employés, et 60 mètres pour construire un nouveau hangar. En ce moment, nous n’avons pas assez de place pour entreposer les avions l’hiver», explique Mme Letarte.
Une autre mise en demeure
Rappelons que Pascan n’est pas à ses premiers démêlés judiciaires avec DASH-L. En effet, le 9 août, Pascan a envoyé une mise en demeure à DASH-L afin de faire annuler deux transactions. La première concerne l’acquisition d’un immeuble par Aérocentre YHU Longueuil qui souhaite y construire une aérogare. La deuxième est la vente d’un terrain situé en face de Pascan à la Ville de Longueuil, qui prévoit y aménager un nouveau parc industriel.
«Pourquoi DASH-L a vendu les terrains, qui se trouvent en face de chez nous, à la Ville pour construite un parc industriel? Ça n’a aucun sens dans une zone aéroportuaire, alors que nous voulions acheter ces terrains», se questionne Mme Letarte.


M. Goulet, vous dites "que l’on dénonce avec vigueur ceux et celles qui font la promotion intempestive de leurs intérêts économiques égoïstes au détriment du bien commun". J'imagine que vous parlez ici des gens qui s'achètent des maisons pour des peanuts pis qu'en suite essayent de faire monter leur valeur à tout prix, au detriment des premiers arrivés?