La saga de Brossard sur le golf continue

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Sandrine Béjanin
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BROSSARD – Les résidents du secteur C sont plus que jamais inquiets au sujet de l’avenir de leur quartier. Huit intervenants sur 18 ont assailli de questions le maire Paul Leduc lors de la dernière séance du conseil municipal, le 20 septembre.

Des citoyens s’inquiètent en particulier au sujet des arbres du golf. Ceux-ci mourraient sans raison apparente. L’année dernière, 150 arbres de plus de 70 ans ont dû être coupés sur et autour du chemin du golf. Cette année encore, 200 autres arbres du golf seraient morts.

Certains citoyens se demandent si quelqu’un ne les tuerait pas intentionnellement, car aucune raison n’a été donnée pour expliquer la mort de ces arbres. Il s’agit d’un désastre écologique, disent-ils. Et cela, sans compter que des riverains ont payé leur terrain plus cher pour avoir une vue sur le golf et s’inquiètent de voir leur bien dévalué.

La Ville accusée d’être complice

Un citoyen de la rue Cantan se demande comment il est possible que la Ville ait revendu en 1999 au groupe immobilier Molesini, au prix de 0,38$ le pied carré, le terrain du golf qu’elle avait acheté plus cher au même promoteur, 12 années plus tôt. À la fin de son intervention, qui a visiblement marqué les esprits, André Pichette a été vivement applaudi par la salle bien remplie.

Il faut dire que les résidents sur le golf ont dû débourser 20$ le pied carré pour leur terrain nu! Une sacrée différence entre les chiffres, ont-ils signalé.

Avec le changement de zonage datant de 2001, la Ville a clairement établi le plan de la zone constructible – au milieu du golf – par rapport à la zone protégée «espaces verts» autour. Pour construire des habitations sur la zone en question, il faudrait faire passer le golf de 18 à 9 trous. Pendant ce temps, le groupe Molesini continue de vanter les 18 trous de Brossard sur le golf, en distribuant des prospectus publicitaires et en laissant les affiches sur le site.

L’ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud, Claude Boisvert, qui habite sur la rue Cormoran, s’est adressé au maire Leduc, également ancien président de la CCIRS. Il a demandé s’il y aurait possibilité pour les résidents de ce secteur d’organiser une pétition ou un référendum, afin de manifester leur désaccord.

Lieux géographiques: Brossard

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